No-Child to save the World

Claude Sigrand, le 11 septembre 2018

La terre va mourir de l’épuisement de ses richesses naturelles du fait de l’activité et de la surpopulation humaine. Or, aucune décision n’est actuellement prise pour diminuer la surpopulation mondiale.

Vous trouverez ici, un modèle économique visant à limiter le nombre de naissances à un enfant par adulte.

L’idée serait de verser sur un compte dématérialisé à chaque être humain entre 16 et 45 ans, la somme mensuelle de 50 dollars US, à la condition qu’il n’ait qu’un seul enfant dans sa vie. Cette somme tomberait à 30 dollars US au 2ème enfant. Par contre les 50 dollars US seraient versés jusqu’au jour du décès pour les personnes qui n’auraient pas eu d’enfant du tout.

Un couple recevrait donc tous les mois l’équivalent de 100 dollars d’une monnaie dématérialisée que l’on pourrait appeler « No-Child », aussi longtemps qu’il n’aura qu’un seul enfant. Cette somme passerait à 60 No-Childs par mois, au 2ème enfant.

Dès le 3ème enfant, le couple ne toucherait plus ces 100 No-Childs mensuel et se trouverait obligé de rembourser les sommes antérieurement perçues depuis l’âge de 16 ans, à partir du 4ème enfant. En cas d’incapacité, ce serait les enfants qui rembourseraient par un gel de leur futur compte No-Child.

Un contrat d’engagement serait donc proposé dès l’âge de 16 ans.


Le problème de la régulation des naissances se pose surtout dans les pays sous-développés. Or, cette somme de 100 No-Childs correspond au revenu minimum vital pour un couple vivant dans un pays pauvre, où les enfants représentent l’assurance retraite des parents.

Il s’agirait donc de verser un revenu minimum universel mondial, mettant à l’abri du besoin les populations des pays sous-développés.

Cet objectif d’un adulte = un enfant, viserait à maintenir la population humaine à son niveau actuel. Cependant il faudrait faire plus pour atteindre le chiffre « idéal » de 3 milliards d’individus.

D’ailleurs, quelques-uns proposent même 100 à 500 millions, comme le commandant Cousteau qui déclarait : « Une terre et une humanité en équilibre, ce serait une population de cent à cinq cents millions de personnes, mais éduquées et capables d'autosubsistance. Le vieillissement de la population n'est pas le problème. C'est une chose terrible à dire, mais pour stabiliser la population mondiale, nous devons perdre 350 000 personnes par jour. C'est une chose horrible à dire, mais ne rien dire l'est encore plus ».

Ici, c’est celui de 3 milliards qui est retenu, basé sur le fait que le 1er août de chaque année, l'humanité a épuisé les ressources de la planète et qu’elle va donc vivre à crédit pour les 5 derniers mois. Partant de ce constat, on peut dire qu’il est raisonnable de fixer la population mondiale à la moitié de son chiffre actuel, du moins dans un premier temps.

Il faut donc inciter des individus à se sacrifier afin qu’ils n’aient aucun enfant, car il ne faut pas oublier que l’instinct de procréation est un droit naturel.

Pour ceux qui seraient choqués, il ne faut pas oublier que depuis 70 000 ans les relations humaines sont basées sur le troc, l’argent et qu’il est donc humain « d’acheter » le fait que certains d’entre nous se sacrifieront pour diminuer la surpopulation, en vue d’assurer la survie de l’humanité.

C’est d’ailleurs la seule façon de l’envisager à grande échelle et de façon efficace.


Le financement sur les 1% des plus riches

Comment financer ces 50 No-Childs mensuel ?

Disons qu’il nous faudrait verser l’indemnité à environ 3 milliards d’êtres humains répondant aux critères, en plein régime. Ce qui fait un montant de 150 milliards par mois, donc de 1 800 milliards de dollars par an.

Or, le PIB mondial de 2017 était de 80 864 milliards de dollars. D’un autre côté, les dividendes ont augmenté, à l’échelle internationale, de 7,7% en 2017 pour atteindre 1 252 milliards de dollars.

La ponction serait au plus fort de 2.22 % du PIB mondial et d’une fois et demie des dividendes.

Cependant la montée en puissance sera progressive (voir plus loin).

1% de la population mondiale possède 50,1% de toutes les richesses. D’un autre côté, les 3,5 milliards d'adultes les plus pauvres se partagent 2,7% de la richesse mondiale. Enfin, tous les ans, les plus riches sont encore plus riches et les plus pauvres sont encore plus pauvres.

Il est donc temps de prendre aux riches pour donner aux pauvres !

L’idée est donc de créer un organisme international capable par le biais d’une taxation des dividendes et d’une imposition sur la fortune, de prélever l’argent nécessaire sur les plus riches ; et de mettre en place une instance qui puisse à la fois distribuer ces 50 No-Childs mensuel et tenir un registre exact des naissances, en collaboration avec les administrations de chaque pays.

Il est donc urgent pour chacun d’entre vous qui lirez ces lignes, de partager ce texte sur les réseaux sociaux, de lancer des pétitions à travers le monde pour demander à tous les dirigeants de tous les pays, d’organiser des référendums en vue de créer une gouvernance mondiale, en charge de prélever aux plus riches l’argent nécessaire à la diminution effective de la population humaine afin de préserver notre planète.


Une gouvernance mondiale

Comme Nicolas Hulot, qui vient de démissionner, les défenseurs de l’environnement sont désemparés. Ils ont compris, même si il a le mérite d’exister, que l’accord de Paris n’est pas la solution et qu’il a surtout pour vocation de donner bonne conscience aux politiques.

Une gouvernance mondiale au service de l’écologie doit nécessairement voir le jour.

Nous souffrons tous de la mondialisation. Or, y-a-t-il un gouvernement mondial ? Un gouvernement en charge de la défense de notre planète ? Un gouvernement capable de limiter la surpopulation ? Capable de limiter le réchauffement climatique ? Capable de protéger la faune, l’eau, les écosystèmes ? Capable de sanctuariser les énergies fossiles ?...

Non, tout au plus des trompes l’œil comme le FMI, l’ONU, la COP 21, les scientifiques qui s’en émeuvent.

Le mouvement No-Child est le premier pas vers cette gouvernance mondiale.

Une raison de plus pour vous de partager ce texte.


Impact sur la croissance

La mesure n’aura pas d’impact sur la croissance. En effet, les 50 No-Childs vont être injectés dans l’économie pour acheter des biens de consommation. La seule différence tiendra au fait que ce ne sera pas les 1% des plus riches qui les dépenseront, mais les 99% qui se contentent de la moitié des richesses mondiale.

De plus, il y aura une montée progressive en puissance, afin de permettre à l’économie mondiale de s’adapter.

En pratique, il faut considérer que tous les ans il y 150 millions de naissances. Ce qui veut dire que pour une tranche d’âge, il faudra collecter 90 milliards de No-Childs (150 millions x 50 x 12), soit 0,11 % du PIB mondial.

Admettons que pour la première année on ne retienne que les tranches d’âge comprises entre 16 et 20 ans, cela nous donnerait 360 milliards à collecter, soit 0,44 % du PIB mondial, ce qui est tout à fait acceptable.

Tous les ans, une nouvelle tranche d’âge s’ajouterait. Les économistes n’auraient donc qu’à intégrer une progression de 0,11 % de cette charge, tous les ans.


Impact sur les retraites

Le seuil d’un actif pour un retraité ne peut être dépassé et le fait de diminuer le nombre de naissances va diminuer, mathématiquement, le nombre d’actifs.

Par ailleurs, les robots remplacent de plus en plus le travail de l’homme, sans supporter aucune charge.

Cette situation n’est pas tenable.

Il faudra donc reculer l’âge de départ à la retraite et taxer les robots.

La solution est donc la TVA sociale qui taxera à la fois le travail de l’homme, mais aussi celui de la machine. Une TVA sociale différente entre les produits de première nécessité, peu taxés et les produits de luxe, surtaxés.

Le taux de cette TVA serait fixé par la gouvernance mondiale et s’appliquerait à tous les pays, pour éviter tout phénomène de distorsion.

On pourrait commencer par l’industrie automobile qui est très robotisée. Un taux de 2% pourrait être appliqué et l’argent collecté irait alimenter les caisses de retraite des pays qui ont produit, tout ou partie, de la voiture.


Le revenu universel

Le revenu universel du mouvement No-Child apportera une solution pour les plus pauvres, mais il restera peu significatif pour des pays industrialisés, avec des revenus moyens de 1500 dollars US.

Il faut donc imaginer, qu’en fonction du cout de la vie, ce revenu universel international soit abondé par les nations pour chacun de leurs ressortissants. Ainsi, on pourrait imaginer que l’Europe donne 300, la France 400, l’Allemagne 450, l’Italie 300, la Grèce 100, etc. en fonction du cout de la vie de chaque pays.

Bien entendu, le revenu universel serait déduit du salaire. Un salarié qui touchait 1500 ne serait payé que 750. Un retraité qui touchait 1200 ne recevrait que 450 de retraite, en plus de ses 750 de revenu universel.

Pour les entreprises, l’opération serait neutre, sauf pour celles qui ne travaillent qu’avec des robots, puisque les robots n’auraient pas droit au revenu universel.

Ce serait une bonne façon de valoriser le travail de l’homme par rapport à celui de la machine.

Ce serait une bonne façon de remplir nos campagnes, de voir pousser partout des éleveurs qui vont cajoler leurs animaux, des paysans qui pratiqueront les préceptes du merveilleux Pierre Rabhi.


La fin de la corruption et de l’immigration

Les 50 No-Childs seront versés tous les mois à chacune des personnes éligibles, directement sur un compte dématérialisé. Il n’y aura pas d’intermédiaire, ni de possibilité de corruption.

    Ainsi :
  • Les plus pauvres n’auront plus besoin de l’aide internationale qui alimente la corruption.
  • Les plus pauvres n’auront plus besoin de se faire exploiter dans des travaux inhumains.
  • Les plus pauvres n’auront plus besoin d’immigrer au péril de leur vie.
  • Les habitants des pays les plus riches ne craindront plus de se faire voler leur travail ou de se faire assassiner par des gens qui « auraient dû rester chez eux ».


Quand nous n’aurons plus de pétrole

Le tourisme de masse est un crime contre la planète. Des avions de Ryanair restent cloués au sol parce que les passagers sont ivres. On gaspille l’énergie fossile, on pollue, pour des alcooliques, des gens qui font 10 000 kms pour visiter des sites qu’ils ne verront jamais aussi bien que dans des reportages, des gens qui ne connaissent même pas leur propre pays !

Oui, mais ce faisant on soutient l’industrie aéronautique. C’est tout le dilemme de l’écologie.

Cependant la terre va se venger. Dans 50 ans il n’y aura plus de pétrole pour faire voler les avions, car il n’y a que le kérosène pour faire décoller un avion. D’ailleurs, l’expérience Solar impulse en a fait la démonstration, un avion avec 100 passagers ne décollera jamais avec des cellules photoélectriques !

Il ne nous restera que le train, le moteur à hydrogène et la marine à voile.

Plus personne ne visitera les îles paradisiaques et les immeubles plantés dans le désert seront vides, inutiles, faute de climatisation, de pouvoir faire fonctionner les usines de dessalement.

Dans 50 ans, nous serons tous sur les chemins de Compostelle !


La tragédie humaine

Le monde, tel qu’on le voit, n’existe que parce que nous venons au monde avec une conscience et que depuis longtemps nous regardons les étoiles, en nous demandant ce que nous faisons là.

Seul l’homme a conscience de son existence et chacun d’entre nous a conscience de la disparition possible de l’humanité. Cependant l’Humanité, avec un grand H, n’a pas conscience de sa disparition. Elle ne sait pas qu’elle existe.

Les dieux que nous avons créés sont autant d’incarnation de ce qu’est l’Humanité avec un grand H. Mais les dieux, eux aussi, n’ont pas conscience de leur existence, ils ne sont que le fruit de notre imagination; imaginés pour la survie du clan, du groupe, du pays, de la nation,… afin de pallier aux maux qu’étaient les guerres, les famines, les épidémies.

Demain l’humanité peut disparaître, par contre le soleil, les étoiles, la terre, la lune, l’univers, seront toujours là. Sauf qu’il n’y aura plus personne pour avoir conscience de leur existence, plus personne pour les contempler et se demander ce qu’il faisait là.

Comme notre propre mort nous prive de savoir ce que sont devenus nos proches, ceux que nous avons aimés, nul ne pourra dire ce qu’est devenue la terre, si nous disparaissons.

Le big-bang n’a pas créé l’homme pour coloniser l’univers. Nous n’avons pas de destin.

Bien au contraire, la science nous apprend, tous les jours encore plus, que nous sommes seuls dans le cosmos, qu’il n’y a pas d’avenir pour l’humanité en dehors de la terre.

Il nous faut donc créer un nouveau Dieu écologie pour préserver notre seul bien.

Un dieu qui nous dirait que nous ne serons plus soumis à la guerre, à la famine, aux épidémies et que nous n’avons plus besoin de croître pour nous protéger. Que nous vivrons mieux à 3 milliards, à 500 millions, qu’à 10 milliards. Qu’en un siècle nous avons épuisé la moitié des ressources fossiles. Que dans 50 ans, il n’y aura plus de pétrole pour faire voler les avions, qu’il n’y aura plus d’ours, de lion, de guépard, de chimpanzé, de girafe, de rhinocéros, de gorille,…. Que nous serons tous obligés de vivre dans des cages HLM, comme des poulets en batterie, condamnés à l’anthropophagie.

Et ceux du CAC 40, des GAFA, qui s’imaginent pouvoir devenir immortels, seront les premiers à être dépouillés, déchiquetés, avalés par une armée de sans culotte, de zombi, qui leur couperont la tête et les avaleront tout cru pour récupérer leurs nanorobots.

Voici le destin tragique que se prépare l’humanité. Voici pourquoi il est urgent pour nous, humains, de faire décroître notre population.


Voici pourquoi vous devez vous mobiliser en partageant ce texte.

Dr Claude Sigrand
Sainte-Maxime, le 11 septembre 2018




NB : Certains trouveront la photo et son propos dur, inhumain. C’est pourtant la réalité, des enfants ne verront pas le monde par notre faute.